Pour réaliser et mettre en œuvre ces principes, la Conférence entend donc :

- premièrement, développer l’échange d’information et la transparence entre ses membres,

- deuxièmement, développer la coopération et la mutualisation des moyens : conscientes d’une part, de la nécessité de professionnaliser le fonctionnement des associations de dialyse et la nécessité d’avoir une organisation et un fonctionnement parfaitement conforme à la réglementation et d’autre part, des moyens financiers limités dont elles disposent, les associations de dialyse membres de la conférence ont décidé d’organiser la mutualisation de leurs compétences.
Cette mutualisation implique en premier lieu d’établir la liste des personnels salariés dont elles disposent qui ont une compétence ou une expérience particulière susceptible d’intéresser les autres associations.
Chaque association doit ainsi dresser la liste de ces personnes. Il peut s’agir par exemple : de psychologues, de qualiticiens, de techniciens disposant d’une compétence particulière (en matière architecturale, en matière de lutte contre les infections nosocomiales, …), de diététiciens, d’assistantes sociales, d’informaticiens, de juristes, de comptables, de responsables de ressource humaines, … C’est à dire de tout salarié disposant d’une compétence particulière que toutes les associations ne peuvent pas ou ne veulent pas " s’offrir " dans le cadre d’un recrutement à durée indéterminée.
En second lieu, il peut s’agir de personnels médicaux et paramédicaux qui ponctuellement peuvent accepter de se " délocaliser " pour assurer sur la base du volontariat une mission dans une autre association que leur employeur principal. Une fois, cette liste des personnels spécialisés ou des personnels susceptibles de répondre à une demande ponctuelle et temporaire d’exercice dans une autre association dressée, celle-ci est diffusée à l’ensemble des associations membres de la conférence.
Au surplus, cette mutualisation des moyens humains peut permettre d’envisager la commande de travaux, de missions ou encore d’études par la conférence des présidents et des directeurs d’associations de dialyse à certaines associations disposant de personnels dotés d’un savoir et d’un savoir-faire utile à la communauté, aux réseaux des associations de dialyse. Il est clair que cette mutualisation est une solution permettant de compenser la moindre " richesse " des associations de dialyse par rapport au secteur lucratif et aux grands groupes financiers qui disposent de moyens incomparables.

- troisièmement, harmoniser nos pratiques tout en garantissant la variété des fonctionnements : la richesse des associations de dialyse se caractérise par leur caractère pluriel mais c’est également leurs faiblesses,

- quatrièmement, en développant la communication par rapport aux tiers,

- cinquièmement, développer l’écoute de nos patients et de nos personnels.